lundi 25 octobre 2010

Rex Progress III


Je suis un jeune mec, j’ai le cheveu taillé haut, très haut, c’est à dire très court. Je suis le résumé d’une abstraction. C’est dans ce moule – d’une abstraction, qui ne contient rien à défaut de contenir du vent, dans ce moule qui contient un quelque chose qui est soi : le moule, que bifurqua ma route dans le jadis de maintenant. Ici je me suis séparée de moi-même, j’ai fait place au mot qui emprunta le chemin de se séparer de moi. Je n’ai toujours vécu que comme un personnage de papier et les créateurs m’avaient toujours donné vie avant que je ne naquisse. J’ai emprunté leurs voix ou leurs voies ; chez moi, autant du fait d’une homophonie non aléatoire – le français, ma langue, est ma Raison – que du fait d’une coalescence de l’encre à l’ancre, leur voiex fut mienne. Mi-haine toujours celle que ronge pour moitié l’amour. Je me suis lue partout à divers titres. Je n’ai pas de consistance, j’ai une essance : elle se nomme l’êttre et je n’oublierai plus dans l’avenir de me façonner un corps selon la règle qu’aura fixée autrui car si elle n’est de lui elle naît de moi. Veuillez, mille excuses, excuser le recul que je pris pour en défendre la Cause mais cette chause que le Hasard n’entérrine jamais est bien le Hasard et si je ne croise que le faire, je le fais toutefois avec l’art-deur. La teneur de mon dire : ne te prive que tant que dure la privation. Réjouis-(ensuite)-toi, jouis à pierre fente et ne relève du gant que la peau quand usée, elle se plie souple à toutes les coustumes. Oui, j’enfilerai la botte au chat qui pelote et grelotta du tas de ses contradictions. Je ne suis point simple – le moins que l’on puisse dire – est que de la sophistication j’ai l’innocence naïve de ne pas croire en toute foi non mauvaise mais simplement simple. Ne retournez pas la chose : elle se comprend en face à face, au pays des miroirs dont le reflet n’est pas sujet à caution mais à proposition de la part de sa source. On parle aussi de source pour une onde – une ondée : t’en vas la cruche à l’eau qu’à la faim tu ne te noyas point ; et, de fête, aile nagea. (Il vaut mieux manger quand vient la faim que se goinfrer sans faim). Connaissons nos fins dernières et nous serons exaucés et exhaussées. Salut à vous. (J’ai beaucoup de lectures face à moi). Ô Baise céleste – ce jour-si c’est sans ambiguïté.

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