" Car cependant que je suis attentif, ô Marquise exquise, à marquer du pas de vos pieds le rythme de ma cadence qui engloutit sans frein, de vos reins l’avalanche en biscuits, Charlotte mignonne ramène une fraise que je décapite du bout de ma langue aiguisée de ses deux dents comminatoires, ou encore " crocs ". Je mange bien, d’autant de douceurs que de circonstances je me nourris, ne pensant pas à mal mais surtout à bien quand vous m’offrez de vos tétons la pointe embastillée de vanilles ".
Qu’en termes galants, ces choses-là sont dites. Je ne m’offusquerai pas d’un travers pratiqué à l’oblique, dans les obscurités torves des chambres contrefaites, lorsqu’à la nuit tombée, se réveille le chat gris. Je ne miaule pas plus d’un feulement étranglé vers un matou dont la panse bombée ressemble à un aspirateur : car, lui, ne ressemble plus à rien, sinon à l’outre dépositaire du deuil de sa queue. Mais je pense à ajouter au moteur de mes charmes, le tigre du bengale qui rugira d’aise à se voir dessaisi de sa trompe nuptiale. Il est peu de chimère semblable à mon amant, composé de tant de pièces rapportées qu’il semble, dès l’abordage que l’on fait de lui, impossible de décider s’il tient de l’arrosoir ou du cervidé, des enluminures d’un incunable ou des illuminations giratoires d’un gratte-papiers.
Tout ce galimatias amphigourique se résume en peu de mots, revient à peur de choses. Mais il faut flatter par là où l’on pêche, la prise n’en sera que plus servile, baladée d’arbre en arbre où se prend le fil de la canne lorsqu’elle a-grippé son pactole : la truite d’air. A ma truie contractuelle et péripatéticienne je souhaite la journée bonne surtout parce qu’il s’agit de rêver par quand, là, d’autres vivent. " Dors bien, donc ". Et ramène de ton voyage un sac de choses virtuelles qui pendront la malignité du Mal au clou de tes digitales. Cris donc. Une histoire point tant belle que conjuratoire.
Car, voici comment l’esprit vient aux " Filles " (je suis une " Fille-Limite " à la Lettre prés-prête-pépette-coquette et, comme tant d’autres, croquignolesque leste). Cocasse et putassière si l’on préfère, mais ordurière avec les façons de la Beauté. J’enjambe les amalgames et, fossoyeuse de malentendus, j’érige un tertre mortuaire, un oppidum à la turpitude des hommes où je plante la carie-pomme de ma dent verte ; drap de peau, peau de verre et Paix pour tous. Bon soir.

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