Tout C.R.S. est un personnage ubuesque, doublement s’il ne se prend pas au sérieux : c’est qu’il charrie dans ses veines un sang affecté de la double ration d’Alcool-de-Jarry. Mais il ne faudrait pas le croire par là accessible à la dérision, au contraire ce double saoul possède le sérieux au carré. " Ne pas se prendre au sérieux ", lorsque ceci s’applique au flic botté, casqué, armé des remises au pas brutales, au flic de l’affrontement par gaz lacrymogène (du genre " lacrima christi ") ceci renvoie à une dé-prise où l’on rattrape le " truc " par torsion. Faut-il être vicieux ! Car, dans les faits et actes, dans les pensées, les siennes qu’il a pour ne pas les avoir, pour les avoir re-mises, pour s’en être dé-mises parce que l’on renonce au vêtement de la décence en arrivant chez le médecin (on pend son pantalon au porte-manteau), le C.R.S. représente et constitue l’Essence du Sérieux. En être dépourvu, pour lui, n’a aucun sens mais alors, pas plus que d’en avoir – d’en avoir un. Il est le Sérieux. Cela est risible à l’infini. Mais lui, le C.R.S. peut, de tout rire, même de ce qu’il est car il ne l’entendra pas, ce qu’il est, justement en ce qu’il ne l’entend pas. On pourrait dérisoirement traduire la chose par : il ne L’a pas parce qu’il L’est. On s’interrogera donc sur la jouissance du C.R.S… (à d’autres…). (C’est facile ?). Il est le Bâton-de-gendarme du Pouvoir : en un corps qui vit et respire une chose, un Objet. L’objet. Et un moyen. Il revêt sa fonction. Il endosse, lorsqu’il accouple, l’Ordre dont le propre, pour lui, est qu’il (l’Ordre) ne se discute pas. Il existe donc des êtres pour lesquels l’Ordre peut être quelque chose d’absolu et d’objectif (au point de pouvoir remettre en cause le commandement " tu ne tueras point "). Ce qui donne à penser que parmi tous les mondes possibles, il en est au moins un dont le dieu règne – et qu’il gouverne va sans dire puisqu’en ces deux mots s’établit une différence dont la disparition, voire même l’inexistence, signifie ce monde (des C.R.S.) dans sa différence.De quoi " C.R.S. " est-il le nom ? (Un nom autre que " Dada ").
[Mon propos est de traquer le langage justement en ce qu’il s’applique et, qu’en ce qu’il s’applique, il détermine. Au risque des bavures – d’encre. L’encre peut arbitrairement faire tache d’huile : il suffit d’y être disposé(e).]

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire