dimanche 23 janvier 2011

Fontaine (jetée) aux quatre vents - Le commentaire dans son absence


Le toit, sur sa pente, sous le soleil émergeant de la pluie, rutile. La mosaïque tient, les tuiles se montrent, juxtaposées régulièrement, clinquant l’humidité, et nulle infiltration de moisissure, le corps est étanche de la maison reclose sur la poche de son intimité douceâtrement tiède. A l’abri entre des vitres tachées de petits disques aqueux et coulants mais propres sous le joug, moi.

Le pic du compas placé, la circonférence s’accomplit sans marquer de limite. Depuis sa pointe d’eau bruissante, la fontaine projette l’horizon, doré par le filtre clair-obscur d’une saison indéfinie. Je repense à l’été comme à quelque chose que, profondément, je pense, dans l’étirement indéfinissable d’un sentiment qui fait retour alors que s’éloigne, de tout temps vers le fond des temps, ce que je désire placer à l’horizon récurrent et impossible de l’advenir.

Faute d’avoir été, le cercle se perpétue. Etoiles en fragments oder taches de sphères éparpillées et lointaines, atmosphères de regrettées éternités à toujours devoir poindre sous la vue et sous la vie, voix d’une vie figée, voix figées dans l’aliénation au silence comme à ce bruit même d’où s’élève le vide liquide, répétitif, instable de la mort étale. Contrastes délités. Finalement, ou presque, le mouvement de propagation des événements se fige artificiellement dans le creux de l’onde, dans son mouvement même. Klüfte und Schlüfte. Les fosses se comblent de végétation, saturées par la toison d’une bête torse retordue sur soi pour retourner là, ici d’où et dont le rien provient.
Marche/Arrêt sous l’index actionnant le commutateur fluide. Interprétation pervertie de l’âge du possible comme impossible.

Il serait inapproprié de penser que quelque écrivain d’un monde quelqu’il soit, d’où qu’il vienne, en quelque sorte ne s’exprime pas en français. Ma langue étrange me dure partout. Chaque instant me donne le souvenir de ce que je suis et ce, pour l’éternité d’un éternel été, par essence défunt de ne pouvoir être freiné dans l’accélération de son passage.
La nostalgie est de reconduire l’éphémère mais, puisque le présent se joue sur le mode de l’absence. Ainsi percevons-nous, selon la maille ajourée du souvenir indéfectible, coupant l’eau vierge de cicatrice d’où l’épée s’est à temps retirée – le devoir accompli.
Le temps s’aide. Le temps a cédé.

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