samedi 1 janvier 2011

Fontaine (jetée) aux quatre vents - Présentation


Le texte que je veux maintenant montrer à la lecture, j’ignore de lui s’il est audible. Car, bien que relativement récent, il voltige encore sur un sol qui ne s’est pas posé sur cette Terre. J’écris depuis loin dans le temps mais selon un mode où j’ai souvent perdu le sens et les sens à des altitudes – je ne prétends pas là à une altitude des profondeurs, bien sûr – mais à des altitudes d’irréalité où je noie le fil du récit. Dans ce texte-ci je peux apparaître dissoute, l’écriture peut sembler s’effilocher dans l’incompréhensible et l’immatériel, j’y suis abstraite et au-delà de la raison.

" Fontaine (jetée) aux quatre vents " est toutefois un texte-limite. Il a fait le pas de poser le pied du bout des orteils. Il reste que j’ai des difficultés à m’y couler désormais, il me semble inutilement abscons. Et peut-être faux : y a-t-il vraiment dans l’être cette coupure franche et nette, ordonnée selon une ligne distincte, pour le couper lui, l’être d’avec le neutre ? J’en doute, mais, d’ailleurs, je ne sais si c’est la thèse du texte. Si cette hypothèse est vraiment celle que je tends à formuler dans ces lignes qui me restent, par moments, très chères, pourtant. (Et je ne me rappelle pas, à ce titre, y parler de " neutre ", c’est une interprétation postérieure et sujette à caution). A tous égards, j’hésite quant à ce texte.

Il a été écrit avec, en esprit, un poème d’Eichendorff : " Sehnsucht ", " Nostalgie ", pour ses deux derniers vers qui renvoient à tout le poème et pour lesquels je me rappelle avoir donné, à un professeur de littérature allemande, un éclairage qui allait dans la direction diamétralement opposée à celui qu’il attendait. Je m’en expliquerai dans l’appendice que j’ajouterai à la fin de mon texte. Où j’ajouterai le poème d’Eichendorff en allemand et en français.

" Fontaine (jetée) aux quatre vents " a été écrit entre le 11 mai et le 16 mai 2009.

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