Joseph Benedikt von Eichendorff
SEHNSUCHT
Es schienen so golden die Sterne,
Am Fenster ich einsam stand
Und hörte aus weiter Ferne
Ein Posthorn im stillen Land.
Das Herz mir im Leib entbrennte,
Da hab ich mir heimlich gedacht :
Ach, wer da mitreisen könnte
In der prächtigen Sommernacht !
Zwei junge Gesellen gingen
Vorüber am Bergeshang,
Ich hörte im Wandern sie singen
Die stille gegend entlang :
Von schwindelnden Felsenschlüften,
Wo die Wälder rauschen so sacht,
Von Quellen, die von den Klüften
Sie stürzen in die Waldesnacht.
Sie sangen von Marmorbildern,
Von Gärten, die überm Gestein
In dämmernden Lauben verwildern,
Palästen im Mondenschein,
Wo die Mädchen am Fenster lauschen,
Wann der Lauten Klang erwacht
Und die Brunnen verschlafen rauschen
In der prächtigen Sommernacht.
NOSTALGIE
Tant d’or brillait au firmament,
J’étais tout seul à ma fenêtre,
Et j’entendais très loin dans le silence
De la campagne, le cor d’un postillon.
Mon cœur brûlait en tout mon être,
Alors j’ai pensé secrètement :
Ah, si l’on pouvait partir avec lui
Dans la splendide nuit d’été.
Deux jeunes compagnons passaient
Là-bas au flanc de la montagne,
Je les entendais chanter en marchant
A travers la contrée tranquille :
Chanter les vertigineux gouffres
Où les forêts bruissent si tendrement,
Les sources qui se jettent du fond
Des ravins dans la nuit des arbres.
Ils chantaient les statues de marbre,
Les jardins redevenus sauvages
Sur les pierres sous de sombres ramées,
Les palais au clair de lune,
Où les filles écoutent aux fenêtres,
Quand s’éveille l’écho des luths
Et que les fontaines assoupies
Bruissent dans la splendide nuit d’été.
mercredi 12 janvier 2011
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