mercredi 7 avril 2010

Vivre a-propos I


La mort, c’est d’abord un corps dont il faut se débarrasser.
Quand ouvert par le milieu, étalé tel un gouffre exhaussant impudiquement son mystère, on exalte sur le mur la large bande plate d’une couleur franche qui montre cela tout entier qui fait l’orgueil de l’être, d’être ce disciple de cette discipline de vie, cela parce que ceci que l’on crache au dehors un camouflet destiné à l’encan, et l’essuie qui veut, et quand ne reste comprimé aucun remugle qu’à une certaine enflure par le dehors l’on fait ailleurs passer pour l’âme, quand vidée depuis toujours on s’est dévoilée toute, perdant l’épaisseur que tout amoureux tient pour l’amour, alors, on perd tout, Spinoza, Nietzsche et l’amoureux.
On me veut sans regrets.
Je ne comprends pas ce que tu veux me dire.
Supposes-tu que ces liquiddités, je doive me les arracher de l’âme à la seule force du poignet unique de mes deux seules mains ? J’ai fort bien compris pour le contrôle et pour la traque dont je suis l’objet jusqu’au plus impur mais crois-tu, tiens-tu que je descendrai seule, toute seule jusqu’au plus bas de mon faîte ? Je n’infligerai à nul autre de vivre face à l’œil de bœuf dont tu me fixes mais cela nécessite-t-il pour autant que par ailleurs et tout au long je reste seule ? Pourquoi ne m’aides-tu pas ? Pourquoi ne m’aidez-vous pas ? J’ignore s’il y a quoi que ce soit à quoi je doive acquiescer. Mais sache que j’acquiesce. Je suis la plus que lasse.
Tout ne fut que joué que je crus une flamme, je ne continuerai pas à m’entretenir par ma propre galvanisation. Je rends l’âme et de multiples âmes encore, je rends toutes les armes, il n’y a aucune foi qui ne se berce d’illusion et l’illusion même tu ne me la sers pas. Et je n’en veux pas.

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